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Dibattito su frontex ed esternalizzazione delle frontiere

Continua il dibattito nell’europarlamento sul FRONTEX, ovvero il “pattugliamento congiunto” delle acque territoriali dei paesi di transito, allo scopo dichiarato di bloccare i flussi di immigrazione irregolare via mare, in Oceano dall’Africa occidentale verso la “Fortezza Europa”. Le posizioni riportate in materia rispecchiano orientamenti differenti: da una posizione che deliberatamente considera legittima la difesa dei confini contro i “delinquenti clandestini”, anche a costo delle vite dei potenziali invasori, a posizioni che vorrebbero un impegno dello stesso FRONTEX nell’arginare “l’olocausto del mare”. Bisognerebbe però chiedersi come l’istituzione stessa del FRONTEX, i controlli sempre più serrati, non contribuiscano ad alimentare le tragedie del mare, costringendo chi parte a tentare viaggi sempre più pericolosi e lunghi su imbarcazioni sempre più piccole e meno sicure. La creazione di questo “esercito a difesa dei confini” e l’esternalizzazione delle politiche di controllo contribuiscono a legittimare le continue violazioni dei diritti umani, sia da un punto di vista normativo che da un punto di vista culturale. E’ così che, chi soccorre persone in fin di vita su imbarcazioni alla deriva, non riceve una medaglia ma si trova sul banco degli imputati come avvenuto per i poi fortunatamente assolti, “pescatori tunisini”.

Di seguito alcuni interventi al dibattito:

Javier Moreno Sánchez (PSE). – Señora Presidenta, Señorías, señor Presidente en ejercicio del Consejo, señor Comisario, usted lo ha dicho, Frontex funciona. El año pasado, por ejemplo, gracias a las operaciones conjuntas, la llegada de inmigrantes clandestinos a las islas Canarias se redujo en un 61 %. Sin embargo, las redes mafiosas buscan nuevas rutas para burlar las operaciones de control. Van a paso de liebre y nuestras respuestas a paso de tortuga. Todos conocemos la fábula de La Fontaine y su desenlace: ganaremos la carrera, eso es cierto, pero, ...cuántas vidas se perderán en el camino?

Señorías, debemos ser claros, ante nosotros mismos y ante los ciudadanos. ...Queremos realmente atajar el problema de los flujos clandestinos conjuntamente o sólo dar la impresión de que lo estamos haciendo? Frontex es un valor añadido para reducir la llegada de inmigrantes clandestinos, salvar vidas y luchar contra el tráfico de seres humanos con un importante efecto disuasorio en las zonas vigiladas.

Pero, Señorías, es importante ir más allá y conseguir un sistema integrado europeo de gestión de todas las fronteras exteriores de la Unión. Frontex necesita los mandatos y los medios adecuados. Las propuestas de la Comisión van en la buena dirección, pero queremos saber el grado de solidaridad y compromiso de los Estados miembros en la lucha contra la inmigración clandestina, fenómeno que afecta a todos y no sólo a los países de la frontera sur.

...Cómo acogen los Estados miembros la idea de desarrollar un sistema de guardias de fronteras europeo? Ahondando en la capacidad operativa de Frontex, ...cómo ve el Consejo la creación de centros regionales de la Agencia en zonas sensibles y, especialmente, en las fronteras marítimas meridionales?

También en el ámbito clave de la vigilancia de las fronteras, ...cuál será el papel de Frontex en Iconet, y qué acogida ha tenido en el Consejo la futura creación de Eurosur?

Y, para terminar, coincido con usted, señor Comisario, la cooperación con los países terceros es clave en la lucha contra la inmigración clandestina. ...Qué pasos va a seguir Frontex para facilitar el desarrollo de los acuerdos alcanzados por Estados miembros, como España? Yo creo que contestar a este tipo de preguntas puede ser la primera indicación de cómo y cuándo vamos a ganar la carrera.

Jacques Barrot, vice-président de la Commission. − Monsieur le Président, le principal facteur d'attraction de l'immigration clandestine est aujourd'hui constitué par le travail illégal. Les migrants continueront à venir en Europe tant qu'ils estimeront que les avantages financiers qu'ils peuvent tirer du travail illégal sont supérieurs aux risques d'être arrêtés par les services répressifs européens.

Il faut une véritable volonté commune au niveau européen pour mettre en œuvre une stratégie efficace de lutte contre le travail illégal. C'est vraiment l'outil à privilégier dans le cadre de cette stratégie qui dépend de nous, des États membres et de la volonté politique commune. C'est dans ce contexte que s'inscrit la proposition de la Commission de sanctionner les employeurs des ressortissants des pays tiers en séjour irrégulier dans l'Union européenne, actuellement soumis à l'examen de ce Parlement et du Conseil.

Cette proposition vise à garantir que tous les États membres adoptent les mesures préventives et des sanctions similaires et les appliquent véritablement afin de lutter contre le travail illégal.

Je voudrais encourager le Parlement à poursuivre l'examen de cette proposition pour que nous puissions disposer d'un instrument communautaire obligeant les États membres à prendre toutes les mesures nécessaires pour que l'état de droit et la légalité soient respectés dans l'ensemble de l'Union européenne.

Ceci dit, je ne voudrais pas non plus sous estimer les défis posés par l'immigration clandestine à travers les frontières extérieures de l'Union européenne. Il est bien probable que, cette année également, beaucoup de personnes du continent africain seront tentées d'accéder à l'Union européenne par voie maritime. Les uns individuellement, les autres par petits groupes, et d'autres encore seront exploités par des organisations criminelles qui leur demandent beaucoup d'argent pour les amener en Europe.

Un effort important a été consenti au niveau européen pour doter les États membres du support financier nécessaire en 2008. Le budget de l'agence Frontex a quasiment doublé en 2008 par rapport à 2007. Il atteint cette année 70 millions d'euros, dont plus de 31 millions seront utilisés pour des opérations aux frontières maritimes de l'Union européenne.

En ce qui concerne les opérations dans ces zones à haut risque, Frontex a organisé quatre opérations de grande envergure, dénommées Poseidon, Hermes, Nautilus et Hera. Les informations sur les dates exactes, les durées précises de ces opérations, ne sont pas encore du domaine public. Néanmoins, ces opérations, grâce à l'augmentation des moyens financiers, auront une durée plus longue qu'en 2007.

Il est aussi important de souligner que les modalités et les conditions d'utilisation de l'équipement technique contenues dans la base "Central record of available technical equipment" (Crate) ont fait l'objet d'un accord entre les États membres et Frontex.

Actuellement, 18 avions, 20 hélicoptères, 105 navires sont mis à la disposition par les États membres, sur une base volontaire. Frontex, de son côté, dégage les ressources humaines nécessaires pour aider les États membres à préparer, à évaluer les opérations maritimes. La Commission a recommandé dans son rapport d'évaluation sur Frontex que tant le potentiel de la base Crate que les engagements pris par les États membres soient pleinement respectés et utilisés, de manière à garantir la disponibilité des équipements nécessaires pour les opérations aux frontières maritimes.

L'agence Frontex doit faire régulièrement rapport aux institutions européennes sur l'utilisation réelle des équipements et son adéquation aux besoins. Elle est également invitée à informer les institutions sur un futur mécanisme qui permettrait de garantir plus encore la disponibilité des équipements offerts par les États membres. L'agence devrait aussi accroître le potentiel de la base Crate en acquérant ou en louant elle même du matériel technique.

Par ces efforts, les États membres et Frontex contribuent à réduire, dans la mesure du possible, la disparition en mer de ceux qui essaient de gagner l'Europe à bord de navires inaptes à la navigation. C'est pourquoi la Commission accueille favorablement l'accord bilatéral entre l'Espagne et les États d'Afrique occidentale, de même que les contacts de l'Italie et de Malte avec la Lybie. Les contacts avec la Lybie n'ont pas eu le résultat attendu à ce jour; raison de plus pour les poursuivre.

Dans son rapport sur le développement futur de Frontex, la Commission a insisté sur le fait que la coopération avec les pays tiers était un élément clé pour améliorer à long terme les opérations conjointes menées par l'agence. Dès lors, il nous faut vraiment étudier la possibilité d'autoriser l'agence à réaliser des projets pilotes dont les bénéficiaires seraient des pays tiers, évidemment en assurant la cohérence entre les activités de l'agence et le cadre global de la politique extérieure de l'Union.

Ces projets pourraient accroître les retombées de la coopération instaurée dans le cadre actuellement en vigueur, ces modalités pouvant servir à recenser les besoins réels de renforcement des capacités affectées à la gestion des frontières dans certains pays tiers.

Enfin, la Commission considère 2008 comme une année test. Le budget global de Frontex est plus élevé, la base Crate est complètement opérationnelle, les équipes d'intervention rapide sont en place. Bien entendu, nous évaluerons les résultats de ces mesures et, le cas échéant, il conviendra d'explorer d'autres voies telles la mise en place d'un système européen de garde frontières, comme indiqué dans le rapport d'évaluation de la Commission.

Claudio Fava, a nome del gruppo PSE. – Signor Presidente, onorevoli colleghi, ringrazio la signora Presidente, il Signor Presidente del Consiglio e il signor Commissario. Noi apprezziamo la proposta del Presidente del Consiglio di un approccio integrato ai temi dell'immigrazione e questo tentativo di sovrapporre e trattare insieme in sinergia i vari aspetti di questo problema non può che partire dal rilevare un dato che tutti conosciamo: il 60% dei migranti che arrivano in Europa arrivano via mare e Fortress Europe ha considerato con una cifra approssimata per difetto che negli ultimi dieci anni siano 12 000 gli esseri umani che sono annegati o che sono andati dispersi: il Mediterraneo è diventato la più grande fossa comune a cielo aperto.

Io credo che Frontex non nasca per ragioni umanitarie, non può prescindere da questo contesto, non può prescindere dal fatto che siamo anche di fronte a un grande problema umanitario. Quali sono i punti di difficoltà e di ambiguità di questo progetto? Frontex fino ad adesso è stato interpretato dagli Stati membri in modo da alleggerire la loro responsabilità e invece Frontex è un'agenzia di coordinamento fondata su uno spirito di solidarietà e di reciprocità e che non può prescindere dagli Stati membri, anzi, spetta agli Stati membri in prima battuta la responsabilità della gestione delle frontiere e anche delle frontiere di terra e in mare.

Altro punto significativo: Frontex fino ad ora non ha avuto mezzi sufficienti e quando apprendiamo che ci saranno mezzi, strutture, uomini e risorse concrete a disposizione di Frontex vorremmo verificare la loro affidabilità sul piano operativo. Non basta soltanto enumerare navi ed elicotteri, bisogna realmente vedere in che modo questo patrimonio di risorse e strumenti possa essere messo a disposizione di questa agenzia.

Terzo punto: Frontex non ha ancora risolto un problema che lei Commissario poneva e diceva che noi dobbiamo contribuire a fare in modo che il numero dei morti e dei dispersi diminuisca. In che modo Frontex può farsi carico di questo? Noi crediamo che ci sia una sola via: fare in modo che nel mandato venga inclusa l'operazione di salvataggio in mare e cioè che accanto alle regole che disciplinano l'immigrazione nell'Unione europea sia previsto anche il diritto del mare, il diritto umanitario che prevede la necessità di preservare ogni vita umana nel momento in cui c'è il rischio imminente che queste vite possano perdersi.

Questo è il messaggio che lasciamo a lei, Commissario, e sono alcuni dei punti sui quali noi, da parte sua e da parte del Consiglio, vorremmo un chiarimento.

Mario Borghezio, a nome del gruppo UEN. – Signor Presidente, onorevoli colleghi, l'esperienza di Frontex va sostenuta e rappresenta la frontiera della civiltà europea di fronte all'assalto dell'immigrazione illegale che è voluta, che rappresenta molto spesso dei drammi umanitari penosissimi e rappresenta un grande affare per le organizzazioni criminali di stampo mafioso e proprio per questo deve essere affrontata con la necessaria energia.

Noi riteniamo che però funzionino molto bene anche le misure adottate da paesi come la Spagna, che con il sistema SIVE ha realizzato il più sofisticato muro high-tech anticlandestini. Inutile piangere come i coccodrilli sulle morti e sui casi umanitari quando poi non si fa niente per difendere le proprie coste, come ha fatto per lungo tempo anche il nostro paese - basta pensare alla situazione di Lampedusa - bisogna semplicemente evitare che i barconi dei clandestini raggiungano le acque territoriali dei paesi membri.

Quanto alla configurazione giuridica dei clandestini, sono del tutto immotivate le ragioni di chi ancora oggi si oppone al reato di immigrazione clandestina: l'arresto, la detenzione degli immigrati clandestini rientrano totalmente nella previsione di cui all'articolo 5 della Convenzione europea dei diritti dell'uomo, che al paragrafo f dice chiaramente che una delle eccezioni alla possibilità di restringere la libertà delle persone va proprio nei confronti di chi entra, di chi tenta di entrare in maniera illegale nel territorio degli altri paesi.

L'Europa, infine, non può chiudersi di fronte al confronto con i risultati dell'applicazione integrale degli accordi di Schengen che sono sotto i nostri occhi. Doveva promuovere la libera circolazione di lavoratori e studenti, ma oggettivamente ha realizzato una specie di carta verde di libera circolazione per i delinquenti. È questo che vogliamo nei nostri territori? Certo che no. Allora bisogna intervenire con urgenza: la direttiva del 2004 va rivista alla luce di questi risultati.

I paesi membri, che dovevano stabilire soglie di reddito e l'obbligo di dimostrare che le risorse di chi entra nel territorio dei nostri paesi sono legali, non l'hanno fatto - ad esempio in Italia - e ci ritroviamo così città, come la capitale della cristianità, invasa da Rom e rumeni che delinquono, che stuprano, che commettono atti di illegalità e non vengono espulsi. Riflettiamo su questi risultati.

 

 

29.04.2008